lundi, c’est frottis

En 23 ans d’examens gynécologiques, c’est la première fois LA PREMIERE FOIS, que le praticien (en l’occurence, cette fois une femme) ne me fait pas mal.

Elle a même commencé son examen en me demandant si j’étais toujours d’accord et que si je le sentais pas, on ne le faisait pas. Un truc normal quoi. Qui m’arrive pour la première fois en 23 ans.

Fini le soutien gorge

Et tous à poil ! Youhouuuu

J’ai lâché définitivement mes sous-tifs depuis 2 ans et demi maintenant. Et, juste, c’est le fun ! (Surtout quand le choix des formes de soutifs est devenu sacrément restreint depuis la mode débile -et dangereuse, à mon avis- des push-up).

On peut pécho grave de grave sans se fouler, on se tient mieux, on a pas mal aux seins, jamais, on se sent libre (bon ça, faut quelques mois quand même) et on avance la poitrine en avant fièrement dans le monde.

Et ouaip mec.

En fait, j’ai eu très mal au seins pendant plusieurs semaines sans savoir pourquoi (je vous passe la mammo et toutes ces conneries, en plus ça fait hyper mal, même quand on est une dure à cuire comme moi), jusqu’à ce que je réalise que c’était à l’endroit de la baleine et que c’était peut-être la cause : bingo, dès que j’ai arrêté de mettre des soutien-gorges, les douleurs se sont estompées jusqu’à disparaître.

Ca a été un été torride à bosser la poitrine à l’air sous mon marcel (quand même), mais j’ai continué à en porter quelques mois en société, par convention sociale et aussi un peu parce que je n’assumais pas forcément tout le temps. Puis, petit à petit, j’en ai mis juste quand je devais me désaper devant quelqu’un (genre le doc) puis plus du tout. J’ai pas eu à me forcer, ça s’est fait naturellement.

J’observe, qu’avec ma poitrine hyper conventionnelle, mes seins sont beaux, plus toniques, je me tiens mieux (il me faudrait encore quelques cours de maintien, je crois que ça me plairait), ils ne tombent pas , héééééé non, et plus rien ne déborde de disgracieux du soustif, et rien que pour ça, ça valait la peine.

Bref, tout ce qui a été prouvé, récemment, si on en croit cet article.

Bon, je voudrais pas en faire l’apologie, (quoi que), ni trop exagérer, mais ça libère dans la tête aussi : ça donne une autre façon d’envisager son corps, ses mouvements, sa posture et on se sent réellement libérée et plus libre (bon ça fait peut-être pas ça à tout le monde).

Désarroi

Je viens de me rendre compte que je ne voulais plus participer à beaucoup d’évenements (réunions, asso, comités, …) parce que la grande majorité des participants y sont des hommes et que je sais que je serais confronté au sexisme, au paternalisme et à l’incompréhension (entres autres).
Que je restreindrais mes propos, que je les régulerais, que je réfléchirais plutôt 3 fois qu’une avant de l’ouvrir et que je sortirais de là frustrée et en colère.
Ma vie « sociale » a toujours été compliquée, ça s’arrange pas.

Ça faisait longtemps

Ce connard m’a grillé la priorité grassement. Je le klaxonne. Il s’arrête. Il sort de sa caisse.
(nos pares-chocs étaient à 20 cm l’un de l’autre, et on est juste après son cédez-le-passage, c’est important pour la suite).
J’ouvre ma vitre, histoire de lui dire ma façon de penser (poliment hein, j’ai des lettres).

lui : qu’est ce qui te prends ? (tutoiement !).


moi : vous n’avez pas respecté le cédez-le-passage


lui : tu racontes des conneries tu étais à plus de 20m (et donc miraculeusement en 2/2 je suis à 20 cm de son pare-choc, ‘videment)…


moi : n’importe quoi.


lui : qu’est ce que tu veux petite conne ?


moi : ah bah en plus vous m’insultez maintenant bravo


lui : autre insulte j’ai oublié


moi : pauvre connard
lui : tu veux que je te foute une baffe


moi : allez-y mais je ferais pareil


insulte insulte insulte (je me suis pas privée non plus hein…)

Il 
repars vers sa caisse
, se casse. 
Fait des freinages intempestifs, pour que je lui rentre dedans (ça n’arrive pas, je sais conduire, moi).

Je lui ai fait plein plein plein de FUCK.


J’ai regretté de ne pas avoir de barre à mine dans la voiture quand même pour faire comme dans le boulevard de la mort.