lundi, c’est frottis

En 23 ans d’examens gynécologiques, c’est la première fois LA PREMIERE FOIS, que le praticien (en l’occurence, cette fois une femme) ne me fait pas mal.

Elle a même commencé son examen en me demandant si j’étais toujours d’accord et que si je le sentais pas, on ne le faisait pas. Un truc normal quoi. Qui m’arrive pour la première fois en 23 ans.

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Loi Veil (discours)

Aujourd’hui, à la radio, il y avait une « reconstitution » du débat sur l’avortement de l’Assemblée Nationale de 1974, avec le discours de Simone Veil qui allait conclure à la légalisation de l’IVG.

C’est réécoutable ici.

J’ai trouvé cela intéressant, et puis c’est assez ludique et simple dans son format. Ce qui m’a choquée c’est que les arguments des « pour » comme des « contres » sont toujours d’actualité et toujours énoncés, comme si on n’avait pas vraiment progressé depuis. Heureusement on a quand même acquis le droit à l’avortement (même si c’est loin d’être parfait) mais pour ce qui est de la condition de la femme le discours de Lucien Neuwirth (Député de la Loire et d’ailleurs à l’origine de la légaliation de la pilule -3ème intervenant à 9’48), est tranposable en 2014.

Les arguments défendus par Mme Veil pour défendre son projet de loi sont pour certains assez critiquables. En effet, le but reste de dissuader la femme d’avorter en lui donnant la seule responsabilité du choix et la proposition de loi indique que la femme devra être informée de la gravité et des conséquences de son acte qu’il convient malgré tout d’éviter à tout prix (toujours cette histoire des femmes qui sont trop connes pour savoir réfléchir).

Le vocabulaire est gênant : avortement = échec, drame.

En bref, la loi légalise un acte dangereux car mal ou non médicalisé et qui met en péril la vie des (futures/potentielles) procréatrices. C’est cela qu’il faut éviter.

 

J’aime à croire que Mme Veil  à l’époque a usé de stratagèmes politiques, sémantiques et d’argumentaires lui permettant l’approbation du projet de loi.

 

En tous cas, avec un argumentaire pareil et une telle construction du texte de loi, la situation actuelle de la prise en charge de l’IVG n’a rien d’étonnante. Les fondamentaux sont restés, bien ancrés. Le retrait du texte de la notion de détresse, proposé et défendu par Mme Najat Vallaud-Belkacem, et qui a été voté, constitue un premier progrès.

On peut lire le discours et en voir la video du 26/11/74 de Mme Veil ici. (marrant ça c’est le jour précis où mes parents ont décidé de mon prénom).